Mohammed Drihem

       Les précipitations intenses et les chutes de neige qui ont touché la région du Moyen Atlas ont mis en danger les greniers collectifs, ces structures uniques qui témoignent de l’ingénierie et de l’organisation sociale des Amazighs. A cet effet : L’Association Geopark M’goun lance un appel urgent au ministère de la Culture pour intervenir et restaurer ces monuments historiques avant qu’il ne soit trop tard.

       Les images récentes des villages d’Aït Boukmaz et Aït Bouli montrent l’étendue des dégâts causés par les intempéries. Les greniers collectifs, qui datent de plusieurs siècles, sont en train de s’effondrer, mettant en danger les habitants et les visiteurs. L’absence de programmes de restauration et de maintenance a aggravé la situation, laissant ces structures vulnérables aux aléas climatiques.

        L’Association Geopark M’goun demande au ministère de la Culture de prendre des mesures urgentes pour sauver ces monuments, notamment :

– Le grenier collectif de Sidi Moussa et Sidi Chta

– Le grenier collectif d’Ibaqlioun à la commune de Tabant (province d’Azilal)

– Le grenier collectif d’Aoujkal à la commune de Boutfarda (province de Beni Mellal)

       L’association propose une approche participative pour restaurer ces monuments, en collaboration avec les autorités locales, les écoles d’architecture et les partenaires internationaux. L’objectif est de mobiliser des ressources financières, de garantir une restauration respectueuse des matériaux locaux et de l’architecture traditionnelle, et de promouvoir la coopération internationale pour protéger ce patrimoine culturel.

          La préservation de ces greniers collectifs est essentielle pour maintenir l’identité nationale et promouvoir le développement touristique et culturel de la région. Il est urgent d’agir avant que ces trésors ne soient réduits en poussière.