Du 9 au 11 octobre 2026, la capitale ismaïlienne accueille la 7ème édition du FITAM et veut transformer ses pierres restaurées en émotions
Par Mohammed Drihem
Il y a des villes qu’on visite, et des villes qu’on vit. C’est tout le pari de Meknès pour ce mois d’octobre. Du 9 au 11 octobre 2026 en effet, le Complexe Administratif et Culturel des Habous va vibrer au rythme de la 7ème édition du Forum International du Tourisme de Meknès, le FITAM. Un événement organisé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui est devenu en quelques années le grand rendez-vous de tous ceux qui font le tourisme au Maroc.
Cette année, le thème donne le ton : « Meknès l’Impériale, Expérience Touristique au Cœur d’un Patrimoine Réhabilité » .Et ce thème, il faut le comprendre comme une promesse. Pendant des années, Meknès a été un immense chantier. Sa médina millénaire, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, ses remparts interminables, le majestueux Bab Mansour, les greniers colossaux de Moulay Ismaïl ont été restaurés, consolidés, sublimés. Des centaines de millions de dirhams ont été investis pour sauver l’âme de la ville.
Aujourd’hui, le chantier est presque terminé. La question qui se pose n’est plus « comment réparer ? » mais « comment faire vivre ? ». Comment faire pour que le touriste ne se contente plus de prendre une photo devant Bab Mansour, mais qu’il s’arrête, qu’il ressente la puissance de l’histoire, qu’il goûte, qu’il touche, qu’il reparte avec une émotion ?
C’est pour répondre à cette question que le Conseil Régional du Tourisme Fès-Meknès a imaginé un FITAM totalement expérientiel. Pendant trois jours, on ne va pas seulement parler tourisme, on va parler goût, on va parler émotions, on va parler technologie et on va parler porte-monnaie des habitants.
On va parler gastronomie d’abord, parce qu’à Meknès, le patrimoine se mange aussi. Comment un plat du terroir, un pain cuit au four traditionnel, une huile d’olive de Zerhoun peuvent raconter l’histoire d’un lieu mieux qu’un guide ? On va parler marketing ensuite. Comment on raconte Meknès au monde ? Comment on donne envie à un jeune voyageur de Paris, de Dubaï ou de Casablanca de venir passer deux nuits dans la ville impériale et pas seulement deux heures ?
On va parler surtout d’économie locale. Car un monument restauré ne sert à rien s’il ne fait pas travailler l’artisan d’à côté, le petit hôtelier de la médina, la femme qui tisse des tapis. Le vrai succès, ce sera quand la réhabilitation des pierres se transformera en emplois pour les gens.
Et puis, on va parler futur. Avec des casques de réalité virtuelle qui vous plongent dans le Meknès du 17ème siècle, avec l’intelligence artificielle qui reconstitue des palais disparus, avec votre téléphone qui devient votre conteur personnel.
Le FITAM 2026, ce n’est donc pas un forum pour les professionnels. C’est le moment où Meknès dit au Maroc et au monde : « Venez, je ne suis plus seulement belle, je suis prête à vous faire vivre une expérience ».