Renaissance Bleue : Le Barrage Bin El Ouidane au Sommet de sa Forme

Mohammed Drihem

      Après plusieurs années de stress hydrique et de sécheresse récurrente, le cœur hydraulique du Géoparc mondial UNESCO du M’Goun bat à nouveau à plein régime. Avec un taux de remplissage spectaculaire dépassant les 92 %, le site emblématique de Bin El Ouidane retrouve sa splendeur et offre des perspectives radieuses pour l’économie et l’environnement de la région Béni Mellal-Khénifra.

      L’image du lac, dont les eaux s’étaient retirées loin des berges ces dernières années, appartient désormais au passé. Aujourd’hui, les chiffres officiels confirment une résilience hydrique exceptionnelle : le volume stocké dépasse la barre symbolique de 1,2 milliard de mètres cubes. Ce niveau de remplissage, quasi maximal, transforme radicalement le paysage minéral de l’Atlas en une oasis azur d’une rare intensité.

      Pour le Géoparc mondial UNESCO du M’Goun, Bin El Ouidane n’est pas seulement une infrastructure de stockage ; c’est un géosite d’intérêt international. La montée des eaux redonne toute leur valeur esthétique et pédagogique aux formations géologiques qui bordent le lac.

      Ainsi ; on retrouve des paysages Sublimés avec un contraste entre le bleu profond de l’eau, les parois calcaires et les sommets enneigés de l’Atlas constituant un atout de promotion touristique inégalé, une

Biodiversité Préservée avec ce stock d’eau qui garantit la pérennité des écosystèmes aquatiques et renforce le rôle du Geopark comme sanctuaire de vie sauvage.

     Aussi ; cette abondance d’eau est une bénédiction pour les acteurs locaux avec ce retour du niveau d’eau optimal qui permet une relance immédiate des sports de montagne et des loisirs (kayak, aviron, pêche sportive), piliers de l’offre touristique du territoire, ces coopératives locales de services et d’artisanat qui gravitent autour du lac et qui voient s’ouvrir une saison 2026 sous les meilleurs auspices et au-delà du Geopark ;  c’est toute la plaine agricole du Tadla qui bénéficie de cette sécurité hydrique retrouvée.

      À l’heure où les questions climatiques sont au centre des préoccupations du Réseau Global des Géoparcs (GGN), la résilience de Bin El Ouidane est un signal fort. Ce renouveau illustre la capacité du territoire à gérer ses ressources et à rebondir après des cycles climatiques difficiles.