AIN LEUH : CLAP DE FIN SUR LA 25ÈME ÉDITION DU FESTIVAL NATIONAL D’AHIDOUSS    

Par Mohammed Drihem

      AIN LEUH – La 25ème édition du Festival National d’Ahidouss d’Ain Leuh s’est achevée ce samedi 25 juillet 2026 au cœur du Moyen Atlas, sur une note de fierté, de tradition et de fraternité. Trois jours de rythmes, de poésie et de couleurs amazighes qui ont confirmé, une fois de plus, le rôle de ce rendez-vous comme gardien de la mémoire collective de la région.

Une apothéose placée sous le signe de la transmission

       La soirée de clôture, donnée en début de soirée en présence de Hammou Ouhalli Président de l’Association Taimate, du Président de la Commune de Ainleuh et du Directeur Régional du ministère de la Culture, a réuni sur la grande scène d’Ain Leuh plus d’une quinzaine de troupes venues de tout le Moyen Atlas et au-delà. Des danses en cercle, des chants polyphoniques et des bendirs qui résonnaient jusqu’aux cèdres : le public est venu nombreux célébrer ce patrimoine vivant.

      Ont pris part à cette fête finale :  Association Athial pour la Culture et le Développement / Ben Smim – Ifrane  Association Boudraâ pour l’Art de l’Ahidouss / Ain Leuh – Ifrane  Association Ihmamene pour le Folklore Amazigh / Ain Chkak – Sefrou  Association Aghbalou Tit Zil pour le Développement et la Culture / Kiku – Boulmane  Association Beni M’tir pour la Préservation du Patrimoine et du Folklore Amazigh et plusieurs autres troupes venues de différente villes et Régions du Royaume.

Le vers amazigh, « foyer de sagesse »

      Plus tôt dans la journée du vendredi, le festival a accueilli une rencontre intellectuelle sous le thème « Le vers poétique amazigh, foyer de sagesse ». Animée par le journaliste Said Hasni de la Radio Nationale – section amazighe, cette table ronde a été encadrée par :  Dr. Ben Aïssa Ichou, chercheur à l’Institut Royal de la Culture Amazighe IRCAM  Dr. Idriss Wadou, professeur-chercheur en culture et patrimoine amazigh 

      Les deux intervenants ont souligné la portée du poème amazigh comme vecteur de valeurs, de conseils et de résistance culturelle. Un moment fort qui a rappelé que l’Ahidouss n’est pas seulement danse, mais aussi parole et sagesse transmise.

25 ans de fidélité au patrimoine

      En clôturant cette édition anniversaire, les organisateurs ont salué la mobilisation des troupes, des partenaires institutionnels et du public. Pendant trois jours, Ain Leuh est redevenue la capitale de l’Ahidouss, offrant aux jeunes générations une immersion dans leur culture et aux visiteurs une immersion dans l’âme du Moyen Atlas. Tout est bien qui finit bien. Rendez-vous est déjà pris pour la 26ème édition, avec l’ambition de faire rayonner encore plus loin cet art classé au patrimoine immatériel national.