Législatives 2026 – Province d’Ifrane : 19 candidats en lice pour 2 sièges seulement

Mohammed Drihem

IFRANE – La bataille électorale est lancée dans la province d’Ifrane. Pour les élections législatives prévues le 23 septembre 2026, 19 candidats représentant 19 partis politiques différents ont officiellement déposé leurs candidatures pour seulement deux sièges à la Chambre des Représentants à pourvoir au niveau de la circonscription locale.

Avec un ratio de 9,5 candidats par siège, Ifrane fait partie des circonscriptions les plus disputées du Royaume cette année.

Une circonscription où chaque voix compte

La province d’Ifrane est une circonscription à faible représentativité. L’histoire électorale récente montre qu’un écart de quelques milliers de voix peut faire basculer l’ensemble de la carte politique.

Lors des élections du 8 septembre 2021 :

  • Le RNI avait remporté le premier siège avec 19 595 voix, soit 38,02% des suffrages, grâce à son candidat Abderrazak El Hachimi.
  • Le Mouvement Populaire (MP) avait conservé le second siège avec 17 400 voix, soit 33,76%, avec son secrétaire général Mohammed Ouzzine.

Le parti de l’Istiqlal était arrivé en troisième position avec 8 010 voix, mais sans obtenir de siège en raison du mode de calcul du quotient électoral.
En 2016, la configuration était totalement différente : le MP et le PJD s’étaient partagé les deux sièges, tandis que le RNI n’avait recueilli que 1 488 voix. Preuve de la volatilité de l’électorat local.

Les favoris et les outsiders

 Pour 2026, les deux sortants remettent leur mandat en jeu :

Abderrazak El Hachimi (RNI) : Sortant, il tente de capitaliser sur son bilan local et sur la dynamique nationale de son parti.

Mohammed Ouzzine (MP) : Figure nationale et enfant du Moyen-Atlas, il joue gros dans son fief historique. Sa candidature est considérée comme un enjeu vital pour le MP.
Derrière eux, plusieurs candidatures sérieuses entendent créer la surprise; il s’agir d’El Hassan El Harouni (Parti de l’Istiqlal): Arrivé troisième en 2021, il espère transformer cette fois-ci son score en siège, Benasser Ahrhar (USFP) : Le parti de la Rose tente un retour dans une province qu’il a longtemps disputé
À ces candidatures s’ajoutent 15 autres candidats représentant le PAM, le PPS, le PJD et plusieurs autres petits partis, qui risquent de provoquer une forte dispersion des voix.

Les enjeux de la campagne

La campagne électorale, qui se déroule du 10 au 22 septembre, se concentre sur trois dossiers majeurs pour les communes d’Ifrane, Azrou, Timahdite, Dayet Aoua et Aïn Leuh,Oued Ifrane, Tigrigra, Bensmim, Tizguite et Sidi Makhfi

  1. La sécheresse et la crise de l’élevage qui frappent les éleveurs du Moyen-Atlas.
  2. L’emploi des jeunes, notamment les diplômés au chommage.
  3. La préservation de l’environnement, avec la protection de la cédraie et des sites naturels.
    4.L’agriculture et le tourisme.
    5.L’enseignement et la santé.
    Avec 19 candidats pour 2 fauteuils, le scrutin du 23 septembre s’annonce indécis jusqu’à la dernière voix.