Le lac Aguelmame est un chantier de réforme. Notre Objectif : Une Ifrane propre, attractive et vivante toute l’année »

Mohammed Drihem

      Dans le cadre des grands efforts déployés par la collectivité territoriale d’Ifrane soutenue par les services compétents de la province d’Ifrane et ses partenaires; la ville d’Ifrane se prépare à accueillir ses visiteurs et ses estivants cet été 2026 dans de très bonnes  conditions d’hygiène , de propreté et de sécurité et ce, en procédant à entretenir et à réparer l’éclairage publique, à désherber les bas-côtés des principales artères de la cité et des vastes prairies et espaces verts qui font sa beauté et aussi à faucarder  lac Aguemame au centre-ville d’Ifrane.

      A propos de cette opération de Faucardage du Lac; le jeune Mounaïm  mécanicien de la municipalité rencontrer en pleine action sur les lieux a souligné: « Nous sommes là au Lac Aguelmam du centre-ville d’Ifrane pour le nettoyer notamment de ces plantes aquatiques invasives pour le rendre propre en préparation à la saison estivale et ce, en utilisant un faucardeur.

        A noter que le faucardage constitue une technique essentielle pour la gestion des plantes aquatiques dans les étangs, lacs et plans d’eau. Lorsqu’un milieu est envahi par des herbiers trop denses, des plantes émergentes ou flottantes, une intervention mécanique ou manuelle permet de rétablir des usages (pêche, baignade, navigation) et de limiter les déséquilibres biologiques.

      Pour sa part ; le Président du Conseil de la collectivité territoriale d’Ifrane Mr Lahrar Abdeslam a bien voulu nous accorder cet entretien pour parler de ces travaux en cours et des dites préparations à la saison estivale de l’été 2026. L’Entretien

MAP : Monsieur le Président ; quel est le message principal que vous souhaitez faire passer à travers cet entretien?

M. Abdeslam Lahrar : Je vous remercie pour cette initiative de dialogue. L’idée est simple : informer l’opinion publique locale et nationale des efforts que nous déployons, mais aussi des contraintes que nous rencontrons dans la gestion quotidienne de la ville d’Ifrane.

MAP : Parlons du dossier qui revient le plus souvent : le lac Aguelmame. Où en est-on ?

M. Lahrar : Le lac Aguelmame est aujourd’hui un véritable chantier. On en parle beaucoup, et à juste titre. Ce que je veux dire clairement, c’est que nous avons la volonté politique de le réhabiliter. Dieu merci, cette année nous avons eu d’abondantes précipitations. Nous espérons, si Dieu le veut, que le lac se remplisse davantage, que l’eau reprenne sa place pour de bon et que nous puissions lancer les travaux de réhabilitation. Notre objectif est de lui redonner une nouvelle image et d’en faire une vraie attraction pour Ifrane.

MAP : En prévision de l’été 2026, quelles sont les actions concrètes de la Commune ?

M. Lahrar : Nous anticipons une forte affluence touristique cette année. En amont de la saison, la Commune a lancé son programme habituel qui porte sur le traitement des arbres et des oueds via le Bureau Communal d’Hygiène, le contrôle des restaurants, l’entretien des espaces verts et de l’éclairage public. L’objectif est de donner à la ville une image qui satisfasse à la fois les habitants et les visiteurs. J’en profite pour lancer une invitation : venez découvrir Ifrane, ses paysages et son patrimoine. Dans les semaines à venir, nous organiserons aussi le Festival de la Paix et de la Coexistence du 25 au 28 juillet, avec des activités sportives, culturelles et des soirées artistiques.

MAP : Vous parlez de dynamique toute l’année. Comment comptez-vous la maintenir ?

M. Lahrar : Depuis 2 ou 3 ans, nous nous efforçons de programmer des activités culturelles et sportives sur toute l’année, pas seulement l’été. C’est la seule façon de créer une dynamique culturelle et économique durable dans la ville. Bien sûr, il y a des contraintes, mais les efforts sont réels.

MAP : La ville a-t-elle les moyens de ses ambitions ? Qui sont vos partenaires ?

M. Lahrar : Aucune collectivité ne travaille seule. Je remercie ici le Conseil Provincial, la Direction Provinciale de l’Agence Nationale des Eaux et Forêts, et surtout la Préfecture d’Ifrane entre autres pour leur accompagnement. C’est grâce à ce partenariat que nous espérons hisser la ville au meilleur niveau et offrir une meilleure qualité de vie aux citoyens.

MAP : Les habitants posent deux questions récurrentes : la piscine municipale et l’abattoir. Des nouveautés ?

M. Lahrar : Pour la piscine : Oui. Nous avions un problème de foncier, il est réglé. Nous avons identifié le terrain. L’étude est prête : elle prévoit une piscine et une salle omnisports. Aujourd’hui, nous sommes en phase de recherche de financement. J’espère pouvoir annoncer du concret très prochainement, si Dieu le veut. Pour l’abattoir : Le projet est programmé dans le cadre des programmes régionaux. La ville a besoin d’un abattoir moderne, pour viandes rouges et blanches. Le vrai débat est sur le financement et le périmètre : Ifrane seule, ou avec les communes voisines ? La réflexion est en cours. Il est programmé, mais le défi n’est pas de le construire, c’est de bien le gérer et l’entretenir. L’enjeu, c’est la pérennité.

MAP : Dernier point : le camping municipal, fermé depuis des années. Les familles le réclament. Quel est son avenir ?

M. Lahrar : C’est un sujet sensible. Le camping était un modèle national, avec un emplacement stratégique. Le problème, c’est le statut du foncier : la parcelle appartient au domaine privé de l’Etat. Un autre projet est prévu sur ce site, d’où la fermeture. Heureusement, il existe un grand camping au niveau du village touristique de Biladi qui compense. Mais notre ambition en tant que Commune reste de créer un camping municipal. C’est une spécificité d’Ifrane. Beaucoup de familles à budget modeste y étaient attachées. Pour l’ancien site, un projet est en cours chez le domaine de l’Etat : un parc, des aires de jeux, un bassin… Si ce projet voit le jour, ce sera une grande plus-value touristique pour la ville.

MAP : Un dernier mot pour conclure ?

M. Lahrar : Je veux remercier tous nos partenaires et dire aux Ifranais : Nous faisons des efforts. Le plus grand défi n’est pas de créer des équipements, mais de les préserver et de bien les gérer. Avec l’appui de tous, nous y arriverons, si Dieu le veut.