AZROU, le 02 juillet 2026 – La Maison du Parc National d’Ifrane sise à Azrou a abrité jeudi 2 juillet 2026 un atelier local de réflexion et d’échange, organisé par le Réseau « ATLAS CEDRUS » dans le cadre de son projet : « Plan de renforcement des capacités du réseau ATLAS CEDRUS ».
Porté par le Centre Drâa-Tafilalet pour le Développement Durable [CDTDD] et financé par le programme AMUSSU de l’Union Européenne, cet atelier visait l’identification, la priorisation et l’analyse des problématiques environnementales majeures au niveau du Parc National d’Ifrane.
Les travaux s’inscrivent dans l’axe « plaidoyer » du projet et constituent une première étape pour l’élaboration de la stratégie d’influence du réseau. Trois rencontres similaires sont programmées dans le Parc National d’Ifrane, le Parc National de Khénifra et le Parc National du Haut Atlas Oriental.
Dans une Déclaration au Journal ; M. Mustapha Mehni, Coordinateur du projet de renforcement des capacités du réseau Atlas Cedrus a souligné : «Nous sommes aujourd’hui à Azrou pour un atelier local, qu’on organise dans le cadre de ce projet parmi les actions programmées dans l’axe plaidoyer.
L’objectif de ces ateliers c’est de discuter avec les acteurs associatifs locaux et tous les autres acteurs qui interviennent dans la protection de l’environnement et la préservation de la nature dans le parc, pour discuter des problématiques de ce parc, pour d’abord les identifier, ensuite les analyser, pour enfin les prioriser pour choisir les thèmes qu’on va mettre dans notre stratégie d’influence du réseau Atlas Cedrus.
Ce sont des ateliers de concertation, de participation pour mener une stratégie d’influence efficace a-t-il conclu.
Pour sa part ; Moulay Driss Hachimi, Président de la section Azrou-Ifrane de l’AESVT-Maroc a déclaré au Journal : « Aujourd’hui, on a poursuivi une formation dans le cadre des formations AMUSSU pour la réserve de biosphère du cèdre de l’Atlas, Atlas Cedrus. On a été accompagnés par un expert, M. Mohamed Fahmi, qui nous a accompagnés dans la construction, l’élaboration et la mise en œuvre de la stratégie d’influence.
Notre réseau et tous ces maillons qui sont les organisations au niveau du parc national d’Ifrane cherchent à avoir plus d’influence, à impacter les décisions qui se prennent au niveau du territoire et être aussi des éléments qui participent au diagnostic qui se fait au niveau du territoire, à l’élaboration des plans d’action, à la mise en œuvre et au suivi et évaluation de ces projets-là pour avoir plus d’impact au bénéfice aussi bien de l’homme et de la nature comme le stipule l’UNESCO pour les réserves de biosphère, l’homme et la nature._ »
Enfin ; Mme Hachi Touria, représentant l’Association Marocaine pour l’Ecotourisme et la Protection de la Nature (AMEPN) a déclaré au Journal « Nous sommes ici dans le cadre des activités territoriales, en particulier sur le territoire du Parc National d’Ifrane. Hier, il y a eu une rencontre de concertation sur la Stratégie Nationale pour la Biodiversité. Elle a connu la contribution des institutionnels de la province qui interviennent dans la gestion de la biodiversité. Etaient notamment présents : les représentants respectifs de la DP de l’ANEF, de la délégation du Ministère de la Transition Energétique et du développement durable, de la DPA et du Directeur du Parc National d’Ifrane. L’activité s’est déroulée dans la salle de conférence de la Maison du Parc National d’Ifrane et je tiens à les remercier pour tous les efforts qu’ils ont fournis pour la réussite de cet événement.
Aujourd’hui, pour cette deuxième journée a-t-elle ajouté, on a travaillé avec notre expert, M. Fahmi. Il s’agit d’une formation spécifique, une action pratique avec des outils bien déterminés, bien animée par expert. Ce n’était pas seulement de la pédagogie, de la formation théorique, mais aussi de l’action sur le terrain.
Selon elle ; l’atelier était organisé en quatre groupes. Chaque groupe a travaillé, en fonction des problématiques et du diagnostic établis sur le territoire, sachant que la société civile était diversifiée. Il y avait les ressources en eau, la gouvernance, et le surpâturage entre autres.
Ce sont là les problèmes qui ont fait l’objet du diagnostic et de l’étude lors de cet atelier, afin d’élaborer une stratégie d’influence et de plaidoyer sur ces problématiques, bien sûr pour trouver des solutions avec les institutionnels et la société civile, en particulier avec la population a-t-il conclu.
Animé par l’expert M. Mohamed Fahmi, l’atelier a combiné concertation institutionnelle et travaux pratiques par groupes. Un déjeuner a été offert aux participants afin de prolonger les échanges dans un cadre convivial.
Les conclusions et recommandations issues de ces travaux serviront de pierre angulaire pour la construction de la stratégie d’influence et de plaidoyer du réseau Atlas Cedrus.